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L’essor du biométhane « est encore très lent »

Le think tank France Biométhane et le cabinet SIA Partners ont publié ce 27 avril la deuxième édition de leur observatoire du biométhane en France.

Le marché a décollé. Au mois de mars 2017, l’essor du biométhane est remarquable. La France comptait 29 unités de biométhane pour une capacité totale de production de 0,44 terawattheure par an (TWh/an). C’est le bilan de la nouvelle édition de l’obervatoire publié par France Biométhane et SIA Partners. Cette année, 3 nouvelles unités ont déjà été raccordées après les 9 de 2016 et les 11 de 2015. Ajoutons les 241 projets inscrits dans la file d’attente de raccordement aux réseaux de gaz de GRDF et GRTgaz. L’injection de biométhane dans les réseaux connaît un net développement. Mais cette tendance est encore insuffisante pour atteindre les objectifs fixés, affirme le think tank.

La réticence des banques

Pour mémoire, la programmation pluriannuelle de l’énergie prévoit d’atteindre 1,7 TWh en 2018 et 8,0 TWh en 2023. Et le gouvernement a fixé un objectif de 10 % de biométhane dans la consommation française de gaz naturel en 2030. « Les chiffres de la croissance de la filière injection de biométhane ne doivent pas masquer le fait que son développement est encore très lent par rapport aux objectifs. Et son financement est encore largement freiné par les réticences des banques face à des risques importants », insiste par communiqué Cédric de Saint Jouan, président du think tank.

Parmi les freins identifiés, France Biométhane déplore la complexité des régimes d’autorisations pour l’exploitation des unités et pour la valorisation des digestats. La durée du tarif d’obligation d’achat du biométhane injecté, fixée à 15 ans, est jugée trop courte. « Pour rassurer les banques, il est nécessaire de prolonger ce tarif à 20 ans », réclame Cédric de Saint Jouan.

Source Environnement Magazine l Auteur Thomas Blosseville l Le 27/04/2017

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