Évaluation du gisement potentiel de ressources algales pour l’énergie et la chimie en France à horizon 2030

Cette étude vise à évaluer le gisement potentiel français de ressources algales (micro et macro-algues) pour la production de biocarburants avancés et de molécules d’intérêt, ce à l’horizon 2030.

Les enjeux environnementaux et climatiques

Face aux enjeux environnementaux et climatiques, des alternatives à l’utilisation des ressources fossiles sont recherchées, tant pour la production de carburants que de produits chimiques. Une des alternatives attirant le plus d’attention consiste à utiliser directement la biomasse (matière organique végétale) comme source d’énergie et de molécules chimiques sans attendre sa fossilisation géologique en hydrocarbures.

Le développement en parallèle des différents usages de la biomasse (alimentation, matériaux, chimie, énergie…) pose cependant des questions sur la disponibilité des différentes ressources végétales à court, moyen et long terme.

L’objectif : contribuer à stimuler le développement d’autres biocarburants

L’approche adoptée jusqu’à présent consistait à développer les cultures agricoles pour la production de biocarburants dits de première génération. La Commission Européenne souhaite aujourd’hui restreindre la conversion de terres en cultures destinées à la production de biocarburants et accroître les effets bénéfiques pour le climat des biocarburants utilisés dans l’Union européenne. Mi-octobre 2012, elle a proposé de limiter la part des biocarburants de première génération à 6 % dans l’atteinte de l’objectif de 10 % d’énergies renouvelables dans la consommation d’énergie finale des transports en 2020. Le but est de contribuer à stimuler le développement d’autres biocarburants, dits avancés, dont les émissions de gaz à effet de serre devront être nettement inférieures à celles des combustibles fossiles et qui n’interfèreront pas directement avec la production alimentaire mondiale.

L’ADEME, en accord avec sa propre feuille de route et dans la lignée de la politique Européenne, souhaite promouvoir des solutions dont l’impact sur le climat serait encore amélioré, et pour lesquelles les impacts liés à l’occupation des sols et aux conflits d’usage, sur l’alimentation et la déforestation en particulier, soient réduits.

Lire la suite de l’Étude réalisée pour le compte de l’ADEME par ENEA Consulting et INRIA

Coordination technique : Aude-Claire HOUDON / Alice GUEUDET Service Bioressources – Direction Productions Energies Durables – ADEME Angers

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