L’avenir des infrastructures GNV France 2020 – 2025

Le gaz naturel pourrait prendre une part substantielle du mix national des transports, à condition que certaines mesures d’accompagnement en vigueur soient pérennisées et que d’autres soient mises en place, selon les usages.

Le 28 mars 2011, La Commission adopte un Livre Blanc intitulé « Feuille de route pour un espace européen unique des transports – Vers un système de transport compétitif et économe en ressources ». Ce texte appelle à réduire la dépendance des transports à l’égard du pétrole sans sacrifier son efficacité, et fixe un objectif de réduction de 60% des émissions de gaz à effet de serre en 2050 par rapport à 1990. C’est sur cette base que la Commission établit, en janvier 2013, une stratégie européenne concernant les carburants de substitution (biogaz), tout en rappelant la nécessité de poursuivre les efforts en matière d’amélioration de la qualité de l’air.

En octobre 2014 est adoptée la directive sur le déploiement d’une infrastructure pour carburants alternatifs, dite directive AFI1. Ce texte demande à chaque État membre de mettre en place un cadre d’action national pour le développement du marché relatif aux carburants alternatifs et le déploiement des infrastructures afférentes : points de recharge pour véhicules électriques, points de ravitaillement en GNV (sous forme de Gaz Naturel Comprimé – GNC – et de Gaz Naturel Liquéfié – GNL) pour les transports routiers, maritimes et fluviaux, et points de ravitaillement en hydrogène. Pour les transports par la route, les États membres doivent déterminer le nombre approprié de points de ravitaillement GNC ouverts au public à mettre en place d’ici fin 2020 dans les agglomérations urbaines et suburbaines, ainsi que le nombre approprié de points de ravitaillement GNC et GNL ouverts au public à mettre en place d’ici fin 2025 au moins tout au long du réseau central du RTE-T2 existant, selon une logique de transport transeuropéen.

Le gaz carburant est déjà présent en France dans les flottes de bus et de bennes à ordures ménagères, et de nouveaux projets de bus GNV sont actuellement à l’étude. Avec un réseau d’accès public constitué de 43 stations GNV ouvertes au public3 (42 stations GNC et 1 station GNL), dont 13 accessibles par des véhicules poids-lourds, l’infrastructure française d’avitaillement en gaz naturel n’a pas l’envergure suffisante pour envisager une introduction significative du gaz dans le mix des transports terrestres telle que souhaitée au niveau européen…

Lire la suite de l’étude Infrastructure GNV – France – 2020 / 2025 – AFGNV – Mars 2016

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