A Lyon, les camions de CityLogistics roulent au GNV

La réduction des émissions de CO2 est au coeur des préoccupations de logisticiens, mais aussi les transports publics des villes

CityLogistics trace sa route, proprement. Pour effectuer ses livraisons urbaines, la société lyonnaise dispose d’une flotte composée uniquement de véhicules propres, se félicite son dirigeant, Yves Guyon, ancien président du directoire d’Aéroports de Lyon. Elle est équipée de cinq poids lourds de 19 tonnes et de trois véhicules de 3,5 tonnes à motorisation GNC (gaz naturel compressé) alimentés pour moitié par du bioGNV. «  Ce qui réduit de 50 à 60 % les émissions de CO2 et de 70 % les émissions de NOx », relève le logisticien.

A son échelle encore modeste, CityLogistics participe au verdissement du coeur de l’agglomération souhaité par la Métropole de Lyon. A partir de son centre de distribution à Vaulx-en-Velin, la société entend mailler le territoire métropolitain d’espaces de logistique urbaine (ELU) implantés en ville pour effectuer le « dernier kilomètre » avec des véhicules peu polluants.

Une base en centre-ville

Cinq entreprises de messagerie confient déjà la livraison de colis à CityLogistics, qui dispose depuis début avril d’une première base au centre de Lyon dans des locaux de La Poste. D’autres ELU sont projetés à la Part-Dieu et à Villeurbanne.

CityLogistics effectue 500 livraisons par jour, d’un volume global de 45 à 50 tonnes en moyenne. Pour aller plus loin, la société lyonnaise a mis au point un logiciel qui permet de prendre en charge les livraisons urbaines d’artisans et de commerçants, d’acheminer des marchandises directement chez leurs clients ou sur les chantiers. Cette nouvelle appli, accessible sur smartphone et sur tablette tactile, a été développée dans le cadre des investissements d’avenir avec le soutien de l’Ademe. Elle devrait faire décoller sensiblement l’activité de CityLogistics – qui entend contribuer à l’allégement du trafic polluant en ville -, qui suit de près cette initiative.

Le GNV gagne du terrain

Le rapport sur l’infrastructure GNV à l’horizon 2020 montre que les deux tiers des villes de plus de 200.000 habitants ont aujourd’hui opté pour des flottes de bus au GNV ou au bioGNV (Nice, Nantes, Bordeaux, Strasbourg…). Dans son programme bus 2025, la RATP a par exemple choisi de convertir 25 % de sa flotte de bus au biognv. A Clermont-Ferrand, l’agglomération a choisi d’acheter 42 bus Man fonctionnant à ce carburant.

Source de l’article Les Echos.fr l Auteur Vincent Charbonnier l Le 13 Avril 2016

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