solaire et méthanisation

Biométhane : les industriels réclament des mesures pour rattraper le retard français

L’Allemagne représente de loin le premier marché de la filière en Europe avec plus de 180 unités en opération en 2015. Derrière, Le Royaume-Uni a connu la plus forte dynamique avec 51 unités mises en opération en moins de 4 ans, rattrapant la Suède, pays historique de la filière.

Paris – Les professionnels du biométhane, ce gaz purifié issu de la méthanisation des déchets qui peut être utilisé comme carburant ou injecté sur le réseau, ont réclamé mardi des mesures pour rattraper le retard pris par la France par rapport à ses voisins européens.

Fin 2015, la France comptait 20 unités de production de biométhane pour 82 gigawattheures injectés, selon une étude du cabinet Sia Partners, réalisée pour France Biométhane, qui regroupe des acteurs du secteur (développeur de projets, producteurs et distributeurs de gaz, etc.).

C’est loin derrière l’Allemagne, numéro 1 européen incontesté avec 10.000 GWh injectés et 190 unités ou la Grande-Bretagne et ses 2.000 GWh pour 51 unités.

Le secteur a démarré en 2011 avec l’adoption d’un cadre réglementaire

France Biométhane demande donc une simplification de la réglementation, comme la limitation de la période de recours ou encore le développement du biométhane comme carburant, détaille le think tank dans un communiqué.

Sur ce point, les acteurs voudraient voir le tarif d’achat dont bénéficie le biométhane injecté dans le réseau étendu au biométhane non injecté, souvent utilisé directement comme carburant, ou encore qu’en tant que gaz vert, le biométhane soit exonéré de la contribution climat énergie appliquée aux carburants fossiles.

Enfin, pour inciter les banques à financer des installations, France Biométhane souhaite un maintien du niveau du tarif d’achat et son extension à 20 ans, ce qui permettrait d’allonger la durée des crédits.

La loi relative à la transition énergétique, promulguée en août 2015, fixe à 10% la consommation de gaz renouvelable à l’horizon 2030.

L’Ademe a estimé le potentiel français en matière d’injection entre 12 et 30 térawattheures par an.

Source de l’article AFP l 6 juillet 2016

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